Quatre-vingt-dix demandeurs d’emploi et une quarantaine d’employeurs étaient présents.
Quatre-vingt-dix demandeurs d’emploi et une quarantaine d’employeurs étaient présents.
© (Photo NR, Alexandre Métivier)

Jeudi 28 septembre 2023, un job dating était organisé au stade Pierre-Albaladéjo. L’initiative menée par Pôle emploi, l’US Joué Rugby et la Ligue Centre-Val de Loire a permis aux demandeurs d’emploi et aux employeurs de se rencontrer différemment.

Comment, au premier coup d’œil, différencier un demandeur d’emploi d’un employeur ? Lors d’un job dating classique, c’est plutôt simple, avec le premier qui passe de table en table, ses CV sous le bras, pour convaincre le second de l’embaucher.

Mais sur un terrain de rugby, quand tout le monde est mélangé et anonyme, ça se corse. C’était tout l’intérêt de la journée « Du stade vers l’emploi », organisée jeudi 28 septembre 2023 au stade Pierre-Albaladéjo de Joué-lès-Tours par Pôle emploi, l’US Joué rugby et la Ligue Centre-Val de Loire de rugby.

L’objectif ? Faire jouer quatre-vingt-dix demandeurs d’emploi et une quarantaine de représentants de dix-huit entreprises (Lidl, Norauto, Promocash, My Tendron, l’armée, etc.) au rugby.

« On casse un peu les codes »

« Sur les ateliers et les matchs, on ne sait pas qui est qui. Après le repas pris en commun, les masques tombent et commence la phase d’entretiens d’embauche », sourit Sébastien Guyon, le directeur de l’US Joué Rugby, ravi de partager « les valeurs d’esprit d’équipe, de solidarité et de cohésion propres au rugby ».

Sébastien Guyon (de face avec le micro), explique les règles du jeu.
Sébastien Guyon (de face avec le micro), explique les règles du jeu.
© (Photo NR, Alexandre Métivier)

Laurent Coulon, lui-même rugbyman mais également directeur de l’agence Pôle emploi Tours Ronsard, ajoute : « Le recrutement est l’objectif premier de la journée. On casse juste un peu les codes dans la rencontre des employeurs et demandeurs d’emploi », sourit-il avant d’animer un quiz sur l’histoire du rugby.

Et si la Coupe du monde masculine est en cours en France, certains n’y prêtent visiblement pas attention. Qu’importe. Là n’est pas l’essentiel. « Avant cette journée, le rugby était une inconnue totale », rigole Rémy, un habitant de Tours. Demandeur d’emploi depuis un an, il cherche dans le domaine du commerce. « Je n’ai rien depuis Noël. J’ai commencé à chercher activement en février dernier mais pour un poste, il y a tout de suite des dizaines de candidats. »

Un concept qui plaît

Il envisage donc de scruter le domaine de la sécurité. « En tout cas, cette journée booste le moral ! » Martial est du même avis. Habitant de Saint-Avertin, il cherche un emploi dans l’industrie pharmaceutique depuis six mois. Découvrir le rugby lui permettra-t-il de transformer l’essai ? « On va voir ce que donnent les entretiens. Mais je vais repartir heureux, c’est sûr. »

Quatre-vingt-dix demandeurs d'emploi et une quarantaine d'employeurs étaient présents.
Quatre-vingt-dix demandeurs d’emploi et une quarantaine d’employeurs étaient présents.
© (Photo NR, Alexandre Métivier)

Djamel aurait aimé en dire autant. Mais pendant l’échauffement, il s’est blessé à un pied… « J’espère que ce ne sera pas trop grave. Avant, j’étais commerçant ambulant, je faisais les marchés. Je suis au chômage depuis un an, je n’aime pas rester à ne rien faire. »

Marine travaille, elle, pour la Caisse nationale d’assurance-vieillesse. C’est la première fois qu’elle participe à ce genre d’événement. Et elle apprécie l’exercice : « J’avais à cœur d’y participer car c’est quelque chose de très novateur. Jouer au rugby, échanger sans savoir qui est qui, c’est un autre moyen de voir les qualités d’un candidat. » Elle avait deux postes à pourvoir, parmi la quarantaine d’offres proposées mardi après-midi.